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Permettez-moi d'écrire cette peine qui me déchire:
Une Afrique îlote larmoyant avant son pire;
Ses rangs dispersés, mâchoires et poings serrés
Car à l'horizon roulent des nimbus affolés.
Permettez-moi de décrire une plaie qui s'aggrave.
Cette fracture entre Mondes et Tiers-mondes qui entrave
Toute culture de roseraies joyeuses
Auréolées de rêves à la peau soyeuse.
Notre vallée de larmes où coule un long fleuve tranquille
Mouillant villes et villages, justice et choix facile,
Comme une abeille aiguillon dehors défend son miel
Pour qu'aucun éclairci n'entâche son sombre ciel.
Permettez-moi de construire l'espoir en ces vers,
Anesthésiant les miséreux d'avenirs verts
Aussi fleuris que les prairies de Manitou
Afin que dans leurs mains ils manient tout.
© Texte protégé.
1. 06/04/2009
Je suis déçu d'être obligé de ne pouvoir fuir cette réalité plus longtemps. A la souplesse de ton style je me plie; à la maturité de son élégance je me plie; à la beauté de son rythme je me plie; et à la fin je comprends.
Ma déception me plaît néanmoins. Juste pour te dire que tu es en train de réussir à joindre l'utile au beau.

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